"Indépendance des médias : une alternative qui presse !"19 ème conférence "Alter mardi : Parlons Solutions" | |
Pour le 2nd événement de cette nouvelle saison, les AMPS passent les médias sur le grill de vos questions ! Le matin au réveil, le soir à 20h, sur le monde.fr entre deux dossiers chauds au bureau, et même sur votre smartphone… L’info est partout, elle vient à nous sans que nous n’ayons plus à la solliciter. Pourtant, paradoxalement, alors que nos sociétés occidentales consacrent l’ère du tout info, les médias, eux, traversent une profonde crise… Ce soir, les AMPS tenteront de démêler les fils du malaise médiatique, et vous emmèneront sur la piste des solutions ! | Rendez-vous : |
mardi 28 septembre 2010 au Comptoir Général 80, quai de Jemmapes 75010 Paris M° République/Jacques Bonsergent | |
La crise médiatique est d’abord économique, et touche surtout la presse écrite. Baisse de la diffusion[1], recettes publicitaires en berne[2], augmentation des coûts de fabrication et modèles économiques parfois obsolètes. Nombre de grands titres français sont contraints d’accepter les capitaux de magnats de l’industrie (Le Figaro avec Dassault, Les Echos avec LVMH …), au risque de se voir taxés de suppôts du gouvernement. Des médias moins institutionnalisés, qui avaient bâti leur succès sur leur liberté de ton, n’excluent plus le recours au grand capital. C’est le cas de Bakchich.info. Son rédacteur en chef Nicolas Beau viendra nous expliquer pourquoi. Outre la pression des milieux d’argent, celle d’un gouvernement légèrement paranoïaque s’est accentuée ces derniers mois. Le « Sarkozy Gate »[3] qui agite la rédaction du Monde, en est l’exemple le plus actuel. D’autres affaires l’ont précédé, avec pour conséquence une grave crise de confiance de la part du public. Selon un récent baromètre TNS-Sofres pour La Croix, 60% des français estiment que l’indépendance des journalistes est compromise par la pression de l’argent, et 66% par les pressions des partis politiques et du pouvoir. | |




